Samedi , 18 août 2018
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Micky Mrozek, le combattant de l’ombre

Micky Mrozek, le combattant de l’ombre

Il est construit avec du matériau léger et donc parfaitement approprié au Kata. Cette technique de combat virtuel dans l’espace et très longtemps propriété privée du regretté Mickaël Milon (*). Micky Mrozek est très jeune, 14 ans, doté d’une excellente technique et d’un mental bien trempé mais il a encore tellement de chemin à parcourir. Pourtant, les entraîneurs qui le côtoient affirment qu’il est promis « au plus bel avenir ».

Les JO en 2020

Micky est le fils de Jacques et Caroline. Deux Français aujourd’hui Chauvinois et qui ont la particularité d’avoir exercé le patinage au plus haut niveau. Surtout le père, champion de France en 73, 14e des JO de Saporo en 74 et 11e des championnats du monde la même année. Le petit est aussi une fine lame. Acérée, précise, vive. Ses quatre premières années de vie ont été classiques, réservées au dilettante. La suite, les dix dernières ont essentiellement été consacrées au karaté. « Un jour, je regardais la télé et j’ai vu ce sport. Ce fut un déclic. »

L’histoire du petit (1,73 m) est déjà peu ordinaire. Né dans le Michigan (USA) où son père entraînait, puis citoyen belge par sa mère et au détour d’un séjour prolongé après un déménagement express à l’issue des attentats du 11 septembre à New York, et enfin Français, Mick possède les trois nationalités : Américaine, Belge, Française. C’est assez peu courant. Comme ce choix, a priori définitif, pour le kata alors qu’il brillait également en combat. « C’est vrai mais je suis sujet aux blessures. J’ai donc décidé de stopper les dégâts et je me suis orienté vers le kata mais pas par défaut. J’adore cela. »

Très longtemps licencié à Chauvigny, Micky est aujourd’hui sociétaire du club Veigné (Indre-et-Loire) sous la direction de Pascal Poitevin. Numéro un français en Kata, Veigné a tout d’un grand et accepte volontiers de diriger aux destinées d’un garçon, lycéen à Poitiers mais qui exécute les allers-retours sans broncher. « Aucun problème. Je suis passionné et j’ai des objectifs à remplir. Je viens d’intégrer l’équipe de France cadets mais je suis trop jeune pour avoir le statut d’international. Donc, j’attends mon heure en continuant à travailler dur. Vendredi (demain, NDLR) je disputerai une compétition contre l’Autriche pour préparer les championnats d’Europe le 6 février à Zurich. Ensuite, on verra. Mais j’aimerais tout de même représenter la France aux JO de 2020. » Il sera alors âgé de 20 ans.

(*) Mickaël Millon était né le 3 mars 1972 à Tours et décédé le 13 mars 2002 à Paris. Il possédait un palmarès inouï : triple champion du monde (1994, 1996, 2000), trois fois vainqueur de la Coupe du monde (1993, 1995, 1997), douze fois champion d’Europe, neuf fois champion de France, etc.

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